Hypnose et changement : quand nos résistances révèlent nos zones de transformation
"Moi, je ne suis pas sportive."
"Moi, l’argent, ce n’est pas mon truc."
"Moi, l’administratif, ça me donne de l’urticaire."
Nous avons tous ces phrases. Des phrases-refuges.
Des phrases qui nous rassurent autant qu’elles nous enferment.
Ce sont rarement des constats objectifs.
Ce sont plus souvent des protections.
Des manières élégantes, et socialement acceptables, de dire : “j’ai peur de ne pas y arriver.”
Et pourtant, chose étrange : ce sont souvent précisément ces domaines que nous rejetons le plus qui nous attirent le plus en silence. Comme si notre psyché savait déjà que là, exactement là, se trouvait une zone d’évolution, un endroit de déploiement possible, un seuil de transformation.
Quand “ce n’est pas mon truc” veut surtout dire “j’ai peur”
Beaucoup de personnes que j’accompagne en hypnothérapie à Bordeaux arrivent avec ces étiquettes collées à la peau :
"Je suis nulle avec l’argent."
"Je suis incapable de me discipliner."
"Je ne sais pas faire les choses sérieusement."
Mais très vite, derrière ces déclarations, apparaît autre chose :
une peur de mal faire,
une peur d’échouer,
une peur d’être jugée,
une peur de se confronter à ses limites.
Alors on préfère dire : “je n’aime pas ça.”
Plutôt que : “ça me met en insécurité.”
C’est plus confortable pour l’estime de soi.
Mais beaucoup plus coûteux pour la liberté intérieure.
Car ces zones évitées deviennent souvent des zones de blocage : des endroits où la vie ne circule pas, où l’on ne grandit pas, où l’on reste figé dans une version ancienne de soi.
Le cas de C. : quand l’argent devient un terrain émotionnel
C., que j’accompagne en hypnose à Bordeaux, disait d’elle :
"Moi, je déteste me restreindre. L’argent, ce n’est pas mon truc. C’est trop matérialiste."
Elle achetait de manière impulsive, parfois compulsive.
Sur le moment : soulagement.
Après coup : honte, remords, malaise.
Cette relation à l’argent la plaçait dans une posture qu’elle n’aimait pas : celle d’une petite fille face à son compagnon, qui gérait pour elle. Une asymétrie qui lui pesait, surtout à un moment charnière de sa vie.
Car C. traversait une période de changement profond.
Après un burn out, elle cherchait un nouveau sens, une autre direction professionnelle. Et pour se donner le temps de réfléchir, il aurait fallu accepter une phase de revenus plus modestes.
Mais son rapport à l’argent rendait cela impossible.
Ce n’était donc pas “juste” une question de dépenses.
C’était un frein à sa transformation.
Combler pour ne pas ressentir le vide
Palazuelo
En hypnothérapie, nous avons exploré ce qui se jouait derrière ces achats.
Et ce qui est apparu, ce n’était ni de la légèreté ni du matérialisme.
C’était une tentative de remplissage.
Acheter, c’était remplir un vide intérieur.
Un vide inconfortable.
Un vide qu’elle n’osait pas regarder.
Ce vide, elle le ressentait comme une menace : quelque chose d’inquiétant, de triste, de dangereux. Alors elle le comblait avec des objets, des plaisirs immédiats, des stimulations extérieures.
Mais ce que nous avons doucement exploré ensemble, c’est une autre possibilité :
Et si ce vide n’était pas un manque… mais un espace ?
Un espace fertile.
Un espace d’écoute.
Un espace où quelque chose de nouveau pouvait émerger.
Le vide comme lieu de transformation
Dans notre travail en hypnose, nous avons commencé à apprivoiser ce vide.
Non pas à le supprimer, mais à l’habiter.
Car tant que nous remplissons sans cesse nos espaces intérieurs avec du bruit, des objets, des activités, des compensations, nous n’entendons pas ce qui cherche à naître en nous.
Le vide devient alors non plus un danger, mais une matrice.
Un lieu de germination.
Et c’est précisément là que le changement devient possible.
C. a commencé à ressentir qu’en ne fuyant plus ce vide, elle retrouvait un accès à elle-même : à ses désirs profonds, à ses besoins véritables, à ses élans.
Et peu à peu, sa relation à l’argent s’est déplacée : moins de compulsion, plus de conscience, plus de choix.
Ce que nous rejetons est souvent ce qui nous appelle
Ce que cette histoire montre et que je retrouve sans cesse dans mon travail d’hypnothérapeute à Bordeaux, c’est que nos zones de rejet sont souvent nos zones de croissance.
Nous disons :
"Je ne suis pas faite pour ça."
Mais notre inconscient murmure :
"C’est précisément là que quelque chose m’attend."
Ces endroits que nous évitons par peur deviennent alors des frontières intérieures. Et derrière chaque frontière, il y a une version plus vaste de soi, qui ne demande qu’à être rencontrée.
Hypnose, anxiété et peur du changement
La peur du changement est rarement rationnelle.
Elle est corporelle, émotionnelle, archaïque.
Changer de rapport à l’argent, au corps, au travail, aux relations, c’est toucher à nos structures de sécurité internes. C’est normal que l’anxiété apparaisse. C’est normal que le cerveau résiste.
L’hypnose permet justement d’entrer en dialogue avec ces résistances.
Non pour les forcer, mais pour les comprendre.
Non pour les supprimer, mais pour les transformer.
Elle aide à :
apaiser l’anxiété liée au changement de vie,
désamorcer les peurs inconscientes d’échec ou de perte,
restaurer un sentiment de sécurité intérieure,
retrouver de la liberté de choix,
habiter ses zones d’inconfort sans se dissoudre dedans.
Et si nos limites étaient des seuils ?
Ce que j’observe souvent, c’est que nous prenons nos peurs pour des murs, alors qu’elles sont souvent des portes.
Des portes mal indiquées.
Des portes qui grincent.
Mais des portes quand même.
Dire “ce n’est pas moi” est parfois une manière élégante de ne pas aller là où quelque chose de plus grand nous attend.
Et si, au lieu de rejeter ces zones, nous commencions à les écouter ?
Non pas pour nous forcer à devenir quelqu’un d’autre,
mais pour devenir plus pleinement nous-mêmes.
Je suis Marie Hosansky, hypnothérapeute à Bordeaux.
J’accompagne les personnes traversant l’anxiété, le burn-out, les périodes de changement de vie et les blocages intérieurs, à travers une hypnothérapie sensible, profonde et respectueuse du rythme de chacun.